En marge du discours de Pauline Marois dans le cadre de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dévoile un dossier qui remet à l’avant-scène 19 solutions fiscales alternatives à l’austérité budgétaire. Cet éventail de mesures progressistes et de contrôle des dépenses permettrait à Québec de percevoir, chaque année, plus de 10 milliards de dollars.
Dans un contexte de coupes importantes dans les services publics qui affectent le niveau de vie de la population, la Coalition rappelle que, plutôt que de recourir à la tarification, le gouvernement pourrait se tourner vers des mesures favorisant l’équité et une plus grande redistribution de la richesse et assurer, par le fait même, des services publics accessibles et de qualité. « Alors que se déroulent des discussions en catimini entre le gouvernement Marois et l’élite économique, les membres de la Coalition ont développé 19 solutions fiscales réalistes et concrètes, qui s’éloignent des tendances actuelles consistant à privatiser, tarifier et couper dans les services directs à la population », lance Véronique Laflamme, porte-parole de la Coalition.
Savez-vous que le projet de loi 25, actuellement discuté en catimini à l'Assemblée nationale, officialisera la fin du gel du prix du bloc patrimonial d’électricité pour le remplacer par une indexation annuelle? Il retirerait également à la Régie de l’énergie certains de ses pouvoirs d’arbitrage des tarifs, ce qui se traduirait assurément par des hausses supplémentaires.
Encore une fois, les gestes n'ont pas suivi les paroles :
« …un gouvernement du Parti Québécois s'engage à élargir l'admissibilité à l'aide juridique gratuite, notamment afin que les personnes travaillant à temps plein au salaire minimum soient dorénavant admissibles. "Il s'agit d'un engagement qui fait l'unanimité au sein de la communauté juridique et des groupes communautaires qui œuvrent pour l'accès à la justice. Nous investirons 16 millions de dollars par année pour étendre ce programme à quelque 450 000 personnes supplémentaires…" »
- Pauline Marois en campagne électorale, communiqué du Parti Québécois, le 26 août 2012
À la veille du début des travaux de la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012, de nombreuses organisations unissent leur voix pour dénoncer le mandat que le gouvernement a donné à la commission et pour réitérer leur demande d'enquête publique.
L'exposé que Lucie Lemonde, professeure au Département des sciences juridiques de l'UQAM, donnait lors du panel sur les obstacles à la liberté d’expression et leurs effets sur la contestation sociale, les droits humains et la démocratie qui avait lieu le 24 mai dans le cadre d'un colloque organisé par la Ligue des droits et libertés. En ligne, il y a aussi des vidéos de celui de Bill Clennett sur la répression et la déligitimisation des mouvements sociaux (dont le dernière minute est ici) et de Brian Myles de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec sur l'accès à l’information.
Les modes de financement des organismes communautaires que tendent à privilégier tant le gouvernement que les nouvelles fondations privées réduisent la capacité d'action de ces groupes dans leur communauté et augmentent lourdement leur bureaucratie interne. C'est ce que révèle une étude publiée le 29 mai par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) qui s'appuie sur un sondage probabiliste auquel ont participé 346 groupes.
La ministre est dans l’erreur lorsqu’elle affirme qu’elle sera en mesure de « n’échapper personne ». En réalité, seulement par l’insécurité créée par l’annonce de ces modifications, la ministre a d’ores et déjà failli à sa promesse. « Des personnes déjà usées par la pauvreté sont aujourd’hui en droit de penser que si elles ne réussissent pas leurs mesures d’insertion ou d’employabilité, elles vont se retrouver dans une situation pire qu’avant. La ministre choisit de réintroduire une obligation de réussite, une obligation difficile à soutenir pour beaucoup de gens, et carrément impossible pour certainEs », d’insister Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.
Malgré qu’il ait promis le contraire en campagne électorale, le PQ a annoncé dans son budget de novembre 2012 qu’il dégèlerait les tarifs du bloc patrimonial d’électricité. Dès 2014, cette hausse s’ajoutera aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie. Elles toucheront particulièrement les ménages à faibles revenus, nombreux à vivre dans des logements mal isolés.
Rappelons que, seulement en 2011, Hydro-Québec engendrait des profits de 2,6 milliards $. Pendant ce temps, plus de 50 000 familles étaient débranchées faute de pouvoir payer leur facture.