À quelques semaines du prochain budget, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics hausse le ton en bloquant la Tour de la Bourse, haut lieu de la finance montréalaise qui héberge notamment le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. L’action était appuyée par une manifestation de plusieurs centaines de personnes. Les groupes sociaux en ont ras-le-bol de ce gouvernement qui s’obstine à détourner la richesse de la population au profit des riches et des grandes entreprises. Selon la Coalition, des alternatives fiscales plus équitables existent afin de redresser les finances publiques, mais le gouvernement ne démontre aucune volonté de les mettre en pratique.
Au Québec, autour de 125 000 logements coopératifs, sans but lucratif et publics (dont tous les HLM), qui représentent 85% des logements sociaux, reçoivent depuis des décennies des subventions du gouvernement fédéral. Or, ces subventions, qui permettent notamment d'y loger des ménages à très faible revenu, ont commencé à prendre fin et le phénomène va s'accélérer au cours des cinq prochaines années. À terme, cela représente une perte de 1,7 milliard $ par année au Canada, dont 394 millons $ au Québec.
Dans le cadre de vos consultations prébudgétaires qui viennent tout juste de se terminer pour l'exercice 2012-2013, je vous écris pour vous demander d'introduire le mot « inégalités » dans la documentation du prochain budget. Je le fais dans une lettre ouverte en considérant qu'il s'agit d'une demande d'intérêt public.
J'ai eu la curiosité de compter combien de fois les mots « produit intérieur brut » (PIB) et « inégalités » apparaissaient dans l'épaisse documentation produite par votre ministère lors des trois derniers budgets. Pour votre gouverne, voici les résultats : PIB, 819 fois; inégalités, 0 fois. Il faut donc carrément parler de l'absence d'un mot. Pourquoi l'introduire? L'explication passe par une histoire de paquebot.
Le 23 janvier, la FFQ, le CIAFT et le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes participaient à la Consultation publique sur le vieillissement de la main-d’œuvre et l’avenir de la retraite. Les trois organisations dénoncent le fait que les solutions envisagées reposent principalement sur un affaiblissement des régimes de retraite publics et privés. « Ce sont les femmes qui subiront l’impact le plus important des coupures. À cause de leurs salaires plus faibles et de leurs responsabilités familiales, elles sont moins capables d’épargner pendant leur vie active. De plus, compte tenu de leur plus longue espérance de vie, elles devront se débrouiller avec moins d’argent pendant plus longtemps », s’insurge Alexa Conradi, la présidente de la FFQ.
Ce clip de la Confédération des associations d'étudiant-es de l'Université Laval (CADEUL) présente les résultats de la recherche de l'Institut de recherche en économie contemporaine sur l'impact de la hausse des droits de scolarité sur le coût du programme d'Aide financière aux études. Cette hausse va coûter cher aux étudiant-es sans pour autant rapporter grand chose à l'État : un maigre 0,2% du budget du Québec! Parce qu'elle engendrera des coûts pouvant aller jusqu'à 192 millions $, soit près de 60% des sommes additionnelles qui seront perçues. Le rapport compare aussi la performance de l'augmentation des droits de scolarité avec l'hypothèse inverse de la gratuité.
Après étude des projets soumis par le jury réuni par L’R des centres de femmes du Québec, la Fondation Solstice accorde un soutien financier au Centre D’main de femmes de Valleyfield dans le cadre de la Bourse annuelle de la Fondation Solstice dédiée au réseau des centres de femmes du Québec.
Le centre récipiendaire de la Bourse Solstice recevra 15 000$ pour la réalisation de son projet Les Ateliers Cré-Actions. « C’est un projet intergénérationnel en partenariat avec un autre groupe du milieu. Cré-Actions met en valeur non seulement la transmission des savoirs et des expériences des femmes à d’autres femmes, mais contribue également à la reconnaissance du travail invisible des femmes et à leur sécurité économique », soulignent les trois membres du jury de L’R des centres de femmes. À D’main de femmes du succès et du plaisir dans la mise en oeuvre de leur projet!
Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) estime que la situation des locataires risque de se détériorer encore davantage dans les prochaines années au Québec. C’est la conclusion que l'organisme tire du Rapport sur le marché locatif publié le 13 décembre par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), mais aussi des données sur les mises en chantier d’appartements depuis le début de l’année 2011.
Le FRAPRU constate que la situation du logement locatif est loin d’être revenue à la normale dans plusieurs régions du Québec, mais remarque, au contraire, qu’elle continue à se corser dans les régions à fort développement économique comme l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord et que le problème risque de s’y éterniser avec le Plan Nord lancé par le gouvernement Charest.
Le Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) demande à la ministre du Travail de revoir à la hausse son intention d'augmenter de 25 cents le taux général du salaire minimum, qui passera de 9,65$ à 9,90$ l'heure le 1er mai 2012. Le FDNS réclame un effort plus marqué pour poursuivre le rattrapage entamé entre 2008 et 2010 et améliorer le pouvoir d'achat des personnes travaillant au salaire minimum. Le Québec emboîterait ainsi le pas à d'autres provinces canadiennes qui ont pris des mesures de rattrapage importantes au cours des dernières années, au lieu de se contenter de se placer au 8e rang des provinces canadiennes pour son taux de salaire minimum.
Le Collectif pour un Québec sans pauvreté n'est pas surpris outre mesure du rapport accablant que le Vérificateur général du Québec déposait le 30 novembre sur les actions gouvernementales visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. En effet, ce rapport dénonce vertement le manque de rigueur du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) dans la gestion de la Stratégie nationale de lutte à la pauvreté et des plans d'action mis en place pour la réaliser.