Entre 11h15 et midi, une trentaine de femmes ont occupé le Hall de la Maison de Radio-Canada pendant qu’une centaine d'autres venant de différentes régions faisaient une manifestation d’appui pour revendiquer l’abolition des coupures à l’aide sociale et le retrait de la taxe santé.
Ni vues, ni entendues, partout au Québec
Après autant d’années d’actions politiques et d’inaction gouvernementale, les militantes se sentent invisibles et inaudibles! Elles ont choisi leur média public d’information quotidienne pour qu’enfin leur discours soit entendu et que le gouvernement réponde de ses actes. Des centres de femmes de Québec, d’Abitibi-Témiscaminque et de Gaspésie ont également réalisé des actions dans le même objectif. De plus, l’ensemble du réseau a collaboré à la dernière campagne de la Coalition solidarité santé contre le maintien de la taxe santé à la ligne 448.
Chanson créée pour la manif contre le règlement P-6 qui avait lieu le 22 avril. Voir des photos et cette vidéo. Vous êtes #contreP6 ? Montrez-le sur contrep6.com!
Plus de 1 000 personnes - dont de nombreuses participantes de centres de femmes - ont livré un message retentissant devant le Conseil national du Parti québécois, dans le cadre de la campagne Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire. Elles sont venues des quatre coins du Québec, à l’invitation des Tables régionales d’organismes communautaires du Centre-du-Québec-Mauricie et de la Montérégie. Elles réclament des réponses à leurs revendications.
La délégation du comité national de la campagne y a pris la parole pour souligner la solidarité qui s’exprime par cet événement et par la campagne dans son ensemble. « Les 3 000 organismes du domaine de la santé et des services sociaux sont essentiels pour leurs communautés. Il y a des mobilisations dans toutes les régions du Québec parce que les groupes sont sous-financés depuis trop longtemps. Ils ont besoin de 225 millions $ de plus par année pour remplir leur mission auprès de la population et d’un véritable programme national de financement qui traitera avec équité les groupes de toutes les régions et de tous les secteurs », affirme Sébastien Rivard, et coporte-parole de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC).
Dans le cadre des 12 jours d'action pour l’élimination de la violence faite aux femmes, les centres de femmes continuent de briser le silence et d’agir. Non, ce n'est pas fini! Oui, il y a encore des femmes battues par un conjoint, un père, un fils. Oui, il y a encore des jeunes filles qui vivent des relations amoureuses violentes. Oui, trop de femmes et de filles vivent un sentiment d’insécurité dans les rues, de jour comme de soir. Et oui, il y a encore trop de préjugés et de silence autour de cette problématique de la part des amiEs, des voisinEs, de la famille, des collègues…
Le 13 novembre, devant les bureaux du Parti Québécois, à une semaine du dépôt du budget provincial, la Coalition solidarité santé et L’R des centres de femmes du Québec, avec des représentant-es de plusieurs organisations syndicales, communautaires et féministes, réclamaient que la première ministre Marois et son gouvernement tiennent leur promesse d’abolir la taxe santé.
Le 13 juin, dans la cadre de la journée nationale d'actions de la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics, près de 300 femmes, dont de très nombreuses participantes à notre congrès annuel, manifestaient dans les rues du centre-ville de Shawinigan pour l’abolition des hausses de taxes et de tarifs, la mise en place d’alternatives progressistes et le retrait de la loi spéciale.
Face au mépris des gouvernements Charest et Harper, dans un contexte de grève étudiante, le Centre d'éducation et d'action des femmes de Montréal (CÉAF) n’a eu d’autre choix que de voter la grève sociale. Le 15 mai, le CÉAF sortira pour dénoncer les mesures politiques d'austérité et le manque flagrant d’écoute du gouvernement face à la population. C’est une atteinte grave à notre démocratie.