Les groupes membres du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) – à l’initiative du Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie – ont décidé de congédier la ministre Finley pour manque de respect envers les travailleurs et travailleuses victimes de chômage et ce, particulièrement pour les raisons suivantes :
• le retrait du droit des employé-es à recevoir une copie de leur relevé d’emploi lorsque l’employeur le produit électroniquement
• son incapacité (ou refus) à améliorer la prestation de services et à réduire les délais de traitement de même que son refus d’engager du personnel compétent supplémentaire
• son obstination à détourner les surplus de la Caisse d’assurance-emploi et son refus de bonifier le régime afin que l’ensemble des victimes du chômage soient protégées.
Le 23 janvier, la FFQ, le CIAFT et le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes participaient à la Consultation publique sur le vieillissement de la main-d’œuvre et l’avenir de la retraite. Les trois organisations dénoncent le fait que les solutions envisagées reposent principalement sur un affaiblissement des régimes de retraite publics et privés. « Ce sont les femmes qui subiront l’impact le plus important des coupures. À cause de leurs salaires plus faibles et de leurs responsabilités familiales, elles sont moins capables d’épargner pendant leur vie active. De plus, compte tenu de leur plus longue espérance de vie, elles devront se débrouiller avec moins d’argent pendant plus longtemps », s’insurge Alexa Conradi, la présidente de la FFQ.
Après étude des projets soumis par le jury réuni par L’R des centres de femmes du Québec, la Fondation Solstice accorde un soutien financier au Centre D’main de femmes de Valleyfield dans le cadre de la Bourse annuelle de la Fondation Solstice dédiée au réseau des centres de femmes du Québec.
Le centre récipiendaire de la Bourse Solstice recevra 15 000$ pour la réalisation de son projet Les Ateliers Cré-Actions. « C’est un projet intergénérationnel en partenariat avec un autre groupe du milieu. Cré-Actions met en valeur non seulement la transmission des savoirs et des expériences des femmes à d’autres femmes, mais contribue également à la reconnaissance du travail invisible des femmes et à leur sécurité économique », soulignent les trois membres du jury de L’R des centres de femmes. À D’main de femmes du succès et du plaisir dans la mise en oeuvre de leur projet!
Le Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) demande à la ministre du Travail de revoir à la hausse son intention d'augmenter de 25 cents le taux général du salaire minimum, qui passera de 9,65$ à 9,90$ l'heure le 1er mai 2012. Le FDNS réclame un effort plus marqué pour poursuivre le rattrapage entamé entre 2008 et 2010 et améliorer le pouvoir d'achat des personnes travaillant au salaire minimum. Le Québec emboîterait ainsi le pas à d'autres provinces canadiennes qui ont pris des mesures de rattrapage importantes au cours des dernières années, au lieu de se contenter de se placer au 8e rang des provinces canadiennes pour son taux de salaire minimum.
La Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), L’R des centres de femmes du Québec et le Regroupement Naissance-Renaissance saluent la décision du gouvernement du Québec de ne pas modifier le programme de retrait préventif des travailleuses enceintes administré par la CSST. Lorsqu’un aspect du travail est considéré comme dangereux pour une femme enceinte ou qui allaite ou pour son enfant, l’employeur est obligé de le modifier ou de réaffecter la travailleuse à une autre tâche. Une femme a le droit de se retirer de son emploi et de recevoir 90% de son salaire net seulement si l’employeur n’est pas capable ou refuse de faire cette réaffectation.
Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) vient de publier les résultats d’une importante recherche menée en 2010‐2011 auprès de 75 organismes communautaires de femmes dans toutes les régions du Québec, et les recommandations qui en découlent.
Les constats sont troublants. Appauvrissement, insécurité financière, isolement social, violences multiples, détresse psychologique, situations de crise, problèmes psychiatriques et médicamentation excessive, partout au Québec, les conditions de vie et la santé mentale des femmes qui fréquentent des organismes communautaires de femmes se détériorent. L’accès aux services sociaux et de santé est de plus en plus difficile, voire impossible.
Suzan George, présidente d’honneur d’Attac-France et présidente du Conseil du Transnational Institute, était l’invitée de l’université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme (NCS). Elle a donné une conférence le 25 août à l’UQAM devant une salle bondée. L’essentiel de son propos, en bonne partie porté sur son plus récent livre Leurs crises, nos solutions (dont voici de courts extraits et dont elle parle dans la vidéo ci-dessous), a porté sur l’analyse de la crise financière qu’elle définit non pas comme une crise, mais comme une maladie chronique en évolution. André Frappier a eu le plaisir de l’accompagner au nom des NCS. La suite de son article ici.
La Coalition pour la pratique sage-femme, qui regroupe des centaines de milliers de femmes, se réjouit de l'annonce faite par le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, d'aménager une première maison de naissance en Montérégie. Cette annonce répond à la demande exprimée depuis plus de dix ans par les femmes, les familles et les communautés et appuyée par le groupe citoyen Mouvement maison de naissance Montérégie.
C'est le 11 avril à Ottawa que débutait, derrière des portes closes, la 7e ronde de négociations de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AÉCG). L'AÉCG est l'accord le plus ambitieux jamais négocié par le Canada. Ses visées vont non seulement plus loin que l'ALÉNA, mais elles sont aussi plus préoccupantes : pour la première fois on négocie des domaines entiers relevant de la juridiction des provinces et des pouvoirs municipaux et qui, pour le Québec, représentent des services publics majeurs.