Le 23 février à 11h, plusieurs manifestations contre la réforme de l’assurance-emploi auront lieu simultanément dans neuf villes du Québec et à Ottawa. La plus grande manifestation est prévue à Montréal. Des rassemblements régionaux se tiendront aussi à Baie-Comeau, Chicoutimi, Québec, Sherbrooke, Rimouski, Rouyn-Noranda, Sept-Îles et Trois-Rivières.
Depuis janvier, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs régions du Québec et des Maritimes. Les manifestations du 23 février seront l’occasion pour toute la population d’exprimer son désaccord avec la gestion conservatrice de l’assurance-emploi.
Nous, les sages-femmes du Québec, sommes actuellement en négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour le renouvellement de notre entente de travail. Il s’agit d’un moment charnière de notre histoire puisque nous voulons faire reconnaître notre modèle de pratique. Ce dernier repose sur des principes directeurs que notre profession s’est donné :
• confiance et respect du processus physiologique de la grossesse et de l’accouchement
• confiance dans la compétence et l’autonomie des femmes
• continuité des soins et de la relation
• relation personnelle et égalitaire avec la femme.
L'équipe de Femmes en Mouvement, le Centre de femmes de la MRC Bonaventure, a rédigé un Cahier spécial sur la réforme de l’assurance-emploi. Compte tenu de l’impact de cette réforme sur l’ensemble de la population, les membres du conseil d’administration du centre ont jugé important de diffuser un tel document. On y trouve des informations sur l’histoire de la grève de 1935 qui a mené à la création de l’assurance-chômage, des renseignements sur les nouvelles règles de la réforme et quelques adresses pour trouver plus d'information. Offert en format PDF, on peut l'intégrer sur un site web comme ci-dessous en allant sur Slideshare (puis cliquez sur Intégrer).
par Guy Lanteigne, Saint-Sauveur, Nouveau-Brunswick
Comme vous le savez peut-être déjà, une pétition circule présentement sur le web afin de demander à Stephen Harper de retirer sa réforme de l’assurance-emploi. Je suis l’auteur de ladite pétition. Depuis sa mise en ligne le 17 janvier, 4 414 personnes l’on signée au moment d’écrire ces lignes. Je me réjouis de voir cet engouement des gens de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick et d'au-delà pour passer un message clair au gouvernement Harper concernant l’assurance-emploi.
Avec le système actuel, 45% des personnes retraitées de 65 ans et plus sont pauvres, les femmes plus encore que les hommes. Nous croyons que le Québec d'aujourd'hui doit assurer une rente décente à tout le monde.
Le régime d'assurance-emploi, comme son nom indique, est une assurance que vous payez à même votre salaire. Lorsque vous perdez votre emploi sans en être responsable, vous devriez avoir accès aux prestations pour lesquelles vous avez cotisé. Mais moins de quatre chômeurs et chômeuses sur 10 sont admissibles aux prestations d'assurance-emploi. Les modifications apportées par le gouvernement Harper nuisent aux travailleuses et aux travailleurs au moment même où ils ont le plus besoin de l'assurance-emploi. Est-ce juste? Un clip du Congrès du travail du Canada.
Contrairement à ce que prétend un mythe fort répandu, il n'y a aucune corrélation entre le niveau des prestations d'aide sociale et le nombre de prestataires. C'est ce que révèle une note socio-économique de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) qui démontre également que certaines mesures gouvernementales ont des effets contraires à ce qui était escompté.
« On entend souvent que plus les prestations d'aide sociales sont élevées, plus il va y avoir de prestataires. Pourtant, en observant le niveau des prestations et le nombre de prestaires sur 21 ans, on ne peut établir de corrélation. Plus intéressant encore, ce sont plutôt les prestataires recevant l'aide gouvernementale la plus généreuse, soit les familles monoparentales, dont le nombre a diminué de 56% entre 1996 et 2008. Les faits sont exactement contraires au mythe », souligne Renaud Gignac, chercheur-associé à l'IRIS et co-auteur de la note.
À la retraite, bon nombre de femmes sont appelées à vivre dans la pauvreté. Des mesures gouvernementales pour aider à gonfler les revenus de retraite sont proposées, mais aucune ne tient compte du travail non rémunéré effectué par les femmes au cours de leur vie. La Gazette des femmes propose un dossier pour mieux comprendre cette problématique. On y parle du Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes. On réfère aussi au Guide d’information pour les femmes à faible revenu que Relais-femmes publiait en juin 2012 et réalisait avec la participation de L'R, de la FFQ et de la Table de concertation des femmes du Centre-du-Québec. Notez que Josette Catellier a participé au dossier de la Gazette des femmes.
"Des personnes parmi les plus vulnérables de la population canadienne – chômeuses, personnes âgées, immigrant-es et réfugié-es – sont prises en otage par le régime fédéral actuel. Ce sont des laissés-pour-compte. Les coupures budgétaires aveugles dans les ressources humaines de Service Canada, de Citoyenneté et Immigration Canada et de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, jumelées à des restructurations inefficaces et partisanes, entraînent une baisse marquée de la prestation de services et des délais inadmissibles dans le règlement des dossiers." Une campagne du Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration du Canada - région Québec, pour que cessent les préjudices quotidiens auxquels la population est exposée.